Travailler son accent dans n’importe quelle langue

Travailler son accent n’est pas la première préoccupation à avoir lorsqu’on apprend une langue. Mais en cherchant un peu, j’ai trouvé des techniques assez simples pour prendre certaines habitudes de polyglotte confirmé! Cet article offre quelques conseils pour travailler son accent mais ils sont valables tout au long de l’apprentissage d’une langue étrangère. Avant même de chercher à bien prononcer la langue-cible.

Redevenir un bébé

Nous ne nous en souvenons pas, mais lorsqu’on était petit, tout petit, on essayait de reproduire les sons qu’on entendait. Pas n’importe quels sons, ceux qui sortaient de la bouche des personnes qui parlaient autour de nous. Par imitation, un enfant en bas âge perfectionne au fil des mois la prononciation de sa langue maternelle. Bien sûr, ce n’est pas pour le plaisir d’apprendre une langue, mais par nécessité! Je dirais même par instinct de survie. 🙂

Les bébés imitent donc les sons qu’ils entendent, et assimilent le rythme et l’intonation de la langue avant même de connaître la signification des sons qu’ils essaient de reproduire! Et tout ça se fait instinctivement.

L’avantage que les bébés ont par rapport à nous, c’est qu’ils n’en ont rien à faire de ce que les autres peuvent penser de leurs erreurs. Ils se trompent, et c’est comme ça qu’ils avancent!

D’ailleurs, combien de fois sommes-nous tombés avant d’arriver à marcher?

Mettre l’accent sur l’accent

Il est très facile de trouver des films et des séries dans la langue qu’on a envie d’apprendre. Pour certaines langues ce sera un peu plus compliqué mais avec internet, rien n’est impossible!

Que ce soit sur YouTube ou Netflix si vous êtes abonnés, il est possible de changer la langue des sous-titres. Si vous avez des DVD, c’est encore plus simple car là, il est même possible de changer l’audio!

L’objectif est donc de regarder un film, une série, ou même un documentaire, dans la langue ciblée et d’afficher les sous-titres dans cette même langue. Choisissez une scène assez courte et essayez ça :

  1. Ecoutez en lisant les sous-titres, mettez la vidéo en pause, et répéter à haute voix comme un bébé le ferait. Peu importe si on se trompe, justement c’est le but. Retournez en arrière et réécoutez le passage.
  2. Cette fois, répétez en exagérant l’accent. Vraiment, lâchez-vous.
  3. Réécrivez les sous-titres de la scène choisie et, sans l’aide de la vidéo, lisez à haute voix.
  4. Bien sûr, on ne s’arrête pas là! Lire c’est bien, mais l’idée suivante est de s’enregistrer. Donc, avec le dictaphone de votre smartphone si vous en avez un, enregistrez-vous en train de lire le texte retranscrit. Et croyez-moi, on est moins à l’aise que lorsqu’on lit à haute voix sans dictaphone. Même en étant seul dans la pièce, on se sent bête! N’oubliez pas d’exagérer l’accent car, vous le remarquerez vite, ce qu’on considère comme “exagéré” est en fait tout à fait normal.
  5. Ecoutez votre version enregistrée et comparez avec la version originale. Vous constaterez probablement que votre prononciation est trop timide. D’où l’intérêt d’exagérer l’accent! On se sent complètement ridicule en le faisant, mais quand on se réécoute, on se rapproche de la réalité. Du moins, c’est le but.
  6. Renouvelez l’opération jusqu’à ce que vous soyez satisfait. 🙂

 

Passer à l’action

On se contente souvent de lire des conseils en se disant “OK, c’est une bonne idée, je le ferai.”  Mais rien n’est plus important que de passer à l’action! Et si ça marche pas pour vous, au moins vous aurez essayé quelque chose de nouveau. Donc essayez réellement de mettre ces 6 points en application. Au moins une fois, “juste pour voir”. Le fait d’essayer “juste pour voir” a tendance à motiver à continuer. 🙂

Déjà vu!

Ceci est en fait un résumé très basique de la façon dont nous apprenons notre langue maternelle. On entend des gens parler autour de nous et avec le temps, on commence à comprendre. Ensuite on essaie de reproduire ces sons pour se faire comprendre. On ne comprend pas tout de suite la signification précise, mais on saisit petit à petit le sens de ce qu’on dit. Et on perfectionne tout ça pendant les premières années de notre vie.

Après avoir compris la signification, avec les années, on apprend à lire et écrire ce qu’on arrive déjà à dire. C’est-à-dire des choses simples. Et on en augmente la difficulté tout au long de notre scolarité.

J’ai cherché sur le net quelques conseils offerts par des polyglottes confirmés et je retrouve souvent cette idée de privilégier l’oral avant l’écrit. Je suis moi-même en plein apprentissage. Je me débrouille dans plusieurs langues mais je n’en parle encore aucune couramment.

Instinct

Tout ça est un résumé extrêmement basique de notre façon d’apprendre notre langue maternelle. Mais en prenant du recul, on réalise qu’on l’a déjà fait! Et de manière naturelle. Si ça a fonctionné pour notre langue maternelle, pourquoi ne pas l’essayer avec une ou plusieurs autres langues?

Je ne dis pas qu’il faut passer autant d’années à apprendre une nouvelle langue! L’avantage que nous avons en tant qu’adulte, c’est d’avoir pu réfléchir à comment reproduire cet apprentissage, mais en plus rapide. 🙂

Selon moi, c’est juste une question de mentalité. Il faut faire un pas en arrière et voir notre langue-cible comme une nouvelle compétence facile à acquérir. Et tout le monde en est capable!

Si vous avez des techniques de travail de l’accent qui ont fonctionné pour vous, ou même des méthodes plus globales pour apprendre une nouvelle langue, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires en dessous de cet article! 🙂

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