Comment se lancer dans l’apprentissage d’une langue

Ça y est, j’ai commencé l’apprentissage du chinois et de l’italien ! Quand je raconte ça autour de moi, on me traite de fou. Mais comme a dit Sénèque : « il est parfois bon d’avoir un grain de folie » ! Certes, le chinois (mandarin) a la réputation d’être la langue la plus difficile à apprendre pour un francophone. Et bien justement, c’est ça qui est amusant.

Je le répète, mon défi implique uniquement le chinois parlé, pas l’écriture. Ce n’est pas que je n’ose pas, mais même si l’ambition doit être élevée, il faut quand même rester un minimum réaliste. Après tout, mon challenge ne dure que six mois !

Avant de vous parler de ma progression, voilà déjà ce que j’ai pu piocher comme conseils à gauche à droite.

 

La régularité

Dans tout apprentissage, le conseil que j’ai le plus souvent entendu et que j’ai appris moi-même aussi est d’être régulier. J’essaie chaque jour de consacrer une petite demi heure à l’apprentissage de ces deux langues. Disons vingt minutes pour le chinois, dix pour l’italien. En effet, il vaut mieux prendre quelques minutes par jour plutôt que deux heures tous les dimanches.

Mais bien sûr, il faut un fil conducteur, savoir où on va… En plus de mes expériences passées, je me suis donc instruit un peu ! J’ai regardé et lu des conseils d’experts et en ai retiré quelques conseils supplémentaires.

 

Avoir un objectif

Il faut considérer la langue comme un outil. On maîtrise un outil en l’utilisant, et on apprend mieux à l’utiliser s’il est pertinent, s’il a quelque chose à voir avec le but recherché. Il est donc important d’avoir un objectif. Dans mon cas, il s’agit de pouvoir me débrouiller lors d’un court voyage en Chine dans six mois, et profiter de plus d’indépendance qu’un touriste normal.

 

Ecouter et parler

Il est indispensable d’écouter beaucoup ! Peu importe que l’on comprenne ou pas. Et essayer de répéter les sons, sans regarder la retranscription directement. Ce n’est pas ce que j’ai appris dans la méthode Assimil, mais c’est ce que j’ai expérimenté sur le tas. Il est important de parler.

De plus, parler implique de faire travailler des muscles. Les muscles du visage s’emploient différemment lorsqu’on s’exerce à la prononciation d’une langue étrangère. Pour cela, il est intéressant de regarder les mouvements de la bouche et du visage des locuteurs natifs. Et de les imiter, évidemment.

 

La compréhension

Ensuite, quand on comprend un message, on acquiert inconsciemment un peu plus de connaissance de la langue. La compréhension est la clé. Ce serait même une meilleure approche que d’apprendre la grammaire. De plus, il est préférable de chercher la signification d’une phrase avant de trouver la traduction des mots individuellement. Bon, pour ça, c’est plus facile quand on voit une personne parler. Dans un livre, c’est un peu plus compliqué.

 

Adulte vs bébé

Attention, le cerveau filtre les sons ! Il laisse entrer les sons familiers, rejette ceux qui ne le sont pas. Lors de notre plus tendre enfance, l’oreille est encore assez ouverte pour capter des sons inconnus. C’est comme ça qu’on apprend notre langue maternelle. Mais avec le temps, tout ce matériel s’est un peu crispé. Bah oui, la vie n’est pas toujours facile. Et contrairement à ce que j’ai déjà souvent entendu, je pense que l’adulte n’est pas moins capable d’apprendre une langue que le bébé ! Il faut juste s’exercer et rouvrir ces routes que nos mauvaises habitudes ont barrées.

Il n’y pas de gènes de l’apprentissage d’une langue étrangère, ni d’âge pour s’y mettre.

Le côté psychologique importe aussi. Si on est angoissé, stressé, etc. on n’apprend pas ! Au contraire, dans un état d’esprit positif et relaxé, on apprend plus rapidement.

 

Vocabulaire en mode 80/20

En bref, le principe de Vilfredo Pareto (économiste italien du XIXe siècle), ou loi des 80-20 explique que 80% des effets sont le produit de 20% des causes. Et inversement.

Ce que j’ai pu apprendre lors de mes recherches m’a fait penser à ce principe. Dans l’apprentissage du vocabulaire d’une langue étrangère, il faut se concentrer sur l’essentiel.

Dans n’importe quelle langue, maitriser une base d’environ 2000 mots permet de lire un journal, par exemple. Cela peut paraître gros, mais 2000 mots c’est peu : la langue française compte plus de 200 000 mots.

Mais pour commencer, apprendre quelques noms communs, verbes, pronoms, adjectifs et mots de liaison permet de créer des combinaisons déjà solides pour se faire comprendre correctement.

 

Faire des erreurs

Nous sommes trop perfectionnistes! On a peur de se tromper. En général, c’est ce qui nous empêche de pratiquer la langue qu’on essaie d’apprendre. Mais quand on fait des erreurs, ce qui compte, c’est qu’on réessaie ! Et à force d’essayer, on s’y prend de mieux en mieux et jusqu’à gagner en confiance. Enfin, je dis ça mais je n’y suis pas encore…

 

Ma progression

  • Après quelques leçons de chinois, j’ai découvert l’importance des tons. Selon l’intonation, un même mot peut avoir jusqu’à quatre significations différentes! C’est la plus grosse difficulté que j’ai rencontrée jusqu’à présent. Par exemple, le mot “ma” peut vouloir dire “cheval”, “maman”, ou peut être une marque d’interrogation quand on le place en fin de phrase.En dehors ce ça, les phrases se construisent sous le schéma “sujet-verbe-complément”, comme en français, donc de ce côté-là je ne suis pas encore largué.
  • En italien, l’intonation a aussi son importance. Evidemment, le sens des mots ne change pas si on se trompe de ton, mais l’intonation est une des particularités de la langue italienne. Chaque phrase est rythmée par son intonation et il faut le respecter. La seule manière de l’apprendre est d’écouter et répéter. A part ça, pas de gros problèmes de vocabulaire… Quelques lettres se prononcent différemment de leur équivalent en français, mais ça s’apprend vite.

Voilà pour les premières nouvelles! Je sens que ça va se corser mais chaque chose en son temps.

 

Et comme je ne sais pas comment finir cet article, je pense qu’un proverbe chinois ferait l’affaire:
“La langue bute toujours sur la dent qui fait mal.”
A bientôt pour de nouvelles aventures!
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