La meilleure méthode pour apprendre une langue

En recherchant encore et encore des informations pour avancer plus rapidement dans l’apprentissage de langues étrangères, j’ai appris quelque chose. A la poursuite de la meilleure méthode possible, j’ai trouvé une réponse.

Quelle est donc la meilleure méthode pour apprendre une langue?

La réponse est qu’il n’y en a pas!

Ceci s’explique simplement par le fait que nous sommes tous différents, et chacun d’entre nous est plus ou moins sensible à certaines méthodes plutôt qu’à d’autres. On passe des années à apprendre une seconde, voire une troisième langue à l’école et on s’aperçoit après plusieurs années qu’on n’a finalement rien appris. La majorité des polyglottes dont j’ai découvert l’existence via internet affirme avoir réellement appris leur première langue étrangère à l’âge adulte, après l’école.

Je vais vous proposer ici un résumé de la méthode clé de plusieurs d’entre eux, dont je m’inspire chaque jour pour essayer de trouver la mienne. Et chaque jour, j’en apprends davantage. J’espère que ce sera votre cas aussi!

 

Luca Lampariello et les traductions

Luca Lampariello est italien et parle une dizaine de langues. C’est le premier polyglotte que j’ai découvert, à travers son blog The Polyglot Dream. Il est réputé pour la qualité de son accent (ou plutôt son absence d’accent) lorsqu’il parle une langue étrangère.

Il utilise la traduction pour développer ses connaissances et n’est pas fan des flashcards. Luca ne privilégie pas non plus l’étude de la grammaire pour débuter dans une langue étrangère. La grammaire, il la décode petit à petit à travers des notes d’explications. Son approche est de s’attaquer à des dialogues qu’il traduit dans sa langue maternelle pour ensuite les retraduire vers sa langue cible quelques temps plus tard. De cette manière, il apprend la langue à travers des contextes plus concrets et assimile les structures de phrases en même temps, sans étudier directement de règles de grammaire.

 

Benny Lewis, l’Irlandais qui aime se tromper

Benny Lewis est l’Irish Polyglot, fondateur du site Fluent In 3 Months. Je ne sais plus comment je l’ai trouvé, mais sans doute de fil en aiguille à partir des articles ou vidéos de Luca Lampariello. Benny est complètement différent de Luca. Il aborde une nouvelle langue en acquérant les mots et expressions utilisés fréquemment dans sa langue cible, et se jette à l’eau directement! Quitte à se tromper. C’est d’ailleurs son but! C’est en corrigeant ses propres erreurs qu’il apprend.

En général, il voyage beaucoup et s’immerge tout de suite dans la langue du pays de son choix. Et s’il n’est pas dans un pays favorisant l’apprentissage de sa langue cible, il se débrouille pour la parler quand même. Il prône l’utilisation de plateformes comme italki où on peut se faire corriger gratuitement par des natifs et même prendre des cours particuliers avec des professionnels. Bon, ces cours sont payants évidemment. Mais ce n’est pas la seule possibilité. Benny incite à s’imbiber complètement de la langue de notre choix. Que ce soit en écoutant des podcasts, en regardant des séries, ou encore en changeant la langue de notre smartphone, l’idée est d’être en contact permanent avec la langue. Et ce, pour atteindre la “fluency”, l’aisance, en 3 mois.

Bien sûr, certains se diront que c’est impossible d’atteindre l’aisance (difficile de trouver une bonne traduction de “fluency”) en trois mois. Mais comme le dit Benny, le tout est de définir soi-même sa propre fluency. Qu’est-ce qu’on veut? Connaître les règles de grammaires sur le bout des doigts? Ou pouvoir tenir une conversation compréhensible et cohérente avec un natif? 🙂

Les erreurs, on en fera toujours. Et un accent, on en aura toujours aussi. Même dans notre propre langue maternelle. Alors autant se lancer, non?

 

Idahosa Ness et l’imitation

C’est ma dernière trouvaille en date. Et sa méthode est celle qui m’a le plus interpellé jusqu’à présent. Idahosa propose d’explorer la phonétique de la langue qu’on désire apprendre. C’est-à-dire qu’on va s’intéresser à l’ensemble des sons qui forment la langue, avant même d’en connaître la signification! Et comment? Tout simplement en imitant les natifs.

Idahosa Ness est le créateur de la Mimic Method. Il prône l’apprentissage par l’oreille avant toute autre chose. En identifiant les sons utilisés dans une langue, on va s’habituer à la “mélodie”, ces ensembles de sons qui forment des mots et des phrases.

Tout comme Benny Lewis, Idahosa assimile des mots ou conversations les plus communément utilisés. Mais avec une différence intéressante par rapport à Benny! C’est qu’il le fait par l’oral!

Mais il ne se limite pas à l’écoute et à la conversation, car dans sa méthode il propose également de lire et d’écrire. C’est la meilleure manière de développer du vocabulaire.

 

Conclusion

Je me suis intéressé à d’autres personnes comme Steve Kaufmann, créateur de LingQ, ou encore le français Bertrand Millet alias le pirate des langues. Mais les trois polyglottes de cet article sont ceux que j’ai le plus suivis jusqu’à présent. Il y en a de nombreux autres qu’on peut trouver sur YouTube notamment, et provenant de partout dans le monde, et qui tiennent en général un blog aussi.

Mais pour le moment, les connaissances de ces trois personnes me permettent de travailler ce dont j’ai besoin. C’est-à-dire apprendre à connaître ce qui me convient le mieux. Ce sont un peu mes trois premiers mentors!

“Les bons artistes copient, les grands artistes volent.” (Pablo Picasso)

Bon, c’est à prendre au second degré évidemment, mais devenons alors de grands artistes des langues! Je n’ai pas l’intention de m’approprier la méthode d’un autre ni de copier ce qu’ils font, mais bien de “voler” ce qui m’intéresse chez eux afin de trouver une nouvelle méthode qui me parle. Au fond, c’est comme ça que le monde avance. On s’inspire de ce qu’ont fait ceux qui ont réussi pour créer à notre tour! Sans pour autant leur voler le mérite. 🙂 C’est le principe des mentors. Qui, eux mêmes, ont des mentors. Et ainsi de suite.

 

Résumé : à qui j’emprunte quoi?

Ce qui m’intéresse chez Luca Lampariello est son approche par le dialogue. Il aborde des situations bien précises qui traduisent des choses de la vie de tous les jours, et les traduit dans les deux sens. Et en même temps, en comparant la structure de sa langue avec la langue qu’il étudie, il assimile de la grammaire en prenant du plaisir.

Ce que j’emprunterai à Benny Lewis, c’est le fait de se lancer directement! C’est plus facile à dire qu’à faire, mais vu qu’on a de toute façon l’intention de parler un jour, autant parler tout de suite! Quitte à faire des erreurs. C’est en se trompant et en s’auto-corrigeant qu’on avance.

Et pour terminer, ce qui m’intéresse le plus se trouve chez Idahosa Ness, tout simplement parce que c’est sa méthode qui me parle le plus. Aborder une nouvelle langue comme un enfant apprend sa langue maternelle. Imiter des sons sans comprendre, pour ensuite en faire des mots compréhensibles, et enfin converser! Et après seulement, on se permet de lire et d’écrire.

Ils ont tous les trois leurs méthodes payantes que je n’ai pas encore essayées, et mon but ici n’est pas de faire leur publicité. Mais de ce qu’ils ont partagé gratuitement, voilà tout ce que j’ai pu en tirer jusqu’à présent!

A vous de me dire ce qui vous intéresse le plus, ou ce que vous avez découvert et expérimenté par vous-mêmes! Car la meilleure méthode finalement, c’est celle qui vous convient le mieux. A bientôt!

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