[Chinois] Idées reçues vs. premières impressions

On le sait, c’est une langue extrêmement difficile à apprendre pour un francophone. Sans même savoir de quoi elle est faite, j’avais déjà cette idée préconçue avant même de commencer. D’où l’expression “c’est du chinois” pour désigner quelque chose d’incompréhensible. Mais pour tenter de mettre les chances de mon coté, j’ai démarré ce défi avec l’idée que même le chinois, c’est facile. Si plus d’un milliard de personnes le parlent, pourquoi pas moi?

J’apprends l’italien en même temps et j’ai remarqué que je me donne plus de moyens pour apprendre le chinois, qui est une langue très éloignée de la notre. Ce qui fait que j’apprends plus vite le chinois que l’italien! Pour le moment…

Les tons

Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est que la langue chinoise utilise des tons. On n’a pas cette habitude, chez nous. L’intonation a son importance dans de nombreuses langues mais là, c’est capital. Un même mot peut avoir 5 significations différentes selon le ton utilisé. L’exemple classique est celui du mot “ma” qui peut vouloir dire maman (mā), cheval (mǎ), gronder (mà), chanvre (má), ou même une marque d’interrogation (ma).  (En gros, le “ma” simple, on le place à la fin d’une phrase pour la transformer en question).

Lire le chinois

Mon but était de me concentrer sur la langue parlée, car les idéogrammes représentent une trop grande quantité de matière à assimiler et ça ne rentrait pas dans mon challenge de base. Cela dit, un système a été mis en place pour retranscrire le chinois dans notre alphabet! Ça s’appelle le Pinyin. Dans le paragraphe précédent je parlais des différentes intonations. Et bien dans le Pinyin, heureusement, ces intonations sont représentées par des accents qui sont les suivants :  ˉ , ´ , ˇ , et `. Ils sont placés au dessus des voyelles et ça permet de savoir comment prononcer les mots.

Ecouter

Bien que le Pinyin permette de décrypter approximativement la mélodie d’un mot et d’une phrase, le simple fait de lire ne mène pas à grand chose car quand on écoute un chinois parler, c’est encore bien différent. La mélodie créée par ces tons dans un mot peut changer selon la succession de plusieurs tons dans une phrase. J’y reviendrai plus tard. Mais ce que j’ai remarqué en chinois comme dans les autres langues étrangères que j’ai déjà apprises, c’est que la lecture seule est inutile si on ne l’écoute pas! Il y a plusieurs possibilités. Dans la méthode Assimil, tout est enregistré en audio pour nous accompagner pendant les leçons et le rythme s’accélère petit à petit. J’en suis encore au début mais je prévois de rechercher d’autres sources à écouter quand j’aurai un peu plus avancé dans mon apprentissage. Par exemple, les films, chansons ou podcasts sont un bon moyen d’habituer son oreille à la prononciation d’une langue étrangère.

Ecrire

Bon là, c’est une autre histoire. Ecrire demande de passer à l’action, de prendre les choses en main! On a lu, entendu, maintenant on va écrire. Ce qui est intéressant ici, c’est qu’on commence à faire sortir des choses de nous-mêmes. Le cerveau commence à chauffer. Et à force de composer des phrases, même si votre histoire n’a pas de sens, la fluidité va arriver d’elle-même. Cela dit, il faut déjà avoir acquis quelques automatismes pour en arriver à écrire, je crois. Mais rien n’est impossible. Comme je le disais au début de cet article, le chinois c’est facile! Je n’en suis pas encore au point d’écrire un roman, mais rien que le fait de saluer et de se présenter par écrit, ça permet d’enregistrer l’info plus profondément dans la mémoire 🙂

Pour l’occasion, voilà un petit aperçu :Zǎoshang hǎo! Nǐ hǎo ma? Wǒ de míngzì jiào Kevin. Xièxiè nǐ. Zài jiàn. (Bonjour! Comment ça va? Je m’appelle Kevin. Merci. Au revoir.)

Parler

Les timides comme moi ont tendance à éviter de parler, par peur de se tromper. Et pourtant, c’est là que les choses deviennent intéressantes. Le fait d’écrire grave des automatismes dans la mémoire, mais ça n’entraîne pas l’accent et la fluidité orale! Et bien j’ai appris une technique simple, valable dans n’importe quelle langue. Quand on apprend quelque chose, il faut le répéter, et mieux encore s’enregistrer et s’écouter. Ça permet de comparer avec la voix du narrateur si on utilise une application ou une méthode audio, et d’identifier ses propres erreurs pour pouvoir les corriger. En plus de ça, à force de répéter, on retient petit à petit ce qu’on apprend.

 

Pour le moment je reste motivé et tant mieux si les choses se corsent! En tout cas, si vous êtes plongés dans l’apprentissage d’une langue étrangère, ce que je peux déjà vous proposer c’est de ne négliger aucune de ces quatre phases.

A bientôt pour un nouveau bilan 🙂 Zài jiàn !

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