Défi : Apprendre le chinois et l’italien en 6 mois!

Mon premier défi démesuré : apprendre deux langues en 26 semaines

L’origine de cette folie

Voilà quelques années que je m’intéresse à l’apprentissage des langues étrangères mais je n’ai que rarement des vraies raisons de m’y mettre. Ni de vraies motivations, d’ailleurs.

J’ai appris l’anglais à travers chansons et films principalement. J’en avais déjà des bases solides que j’ai assimilées à l’école, tout comme pour le néerlandais.

Ensuite, j’ai acquis un niveau similaire en espagnol par moi-même quelques années plus tard.

Lors d’un voyage improvisé en Amérique centrale, j’ai appris sur le terrain. Ce sentiment est étrange et fascinant. On a l’impression de déchiffrer petit à petit un monde qui était déjà sous nos yeux. C’était nouveau pour moi et ça a éveillé ma curiosité !

Jour après jour, vous comprenez d’abord des mots et ensuite des phrases entières dans la rue, dans les chansons ou dans les films.

Ensuite, vous vous surprenez en train de demander votre chemin, et même d’expliquer un trajet dans une langue qui était encore totalement inconnue quelques semaines plus tôt !

Au début, j’arrivais à peine à expliquer d’où je venais grâce à des phrases apprises dans un guide de conversation. Après trois mois d’immersion, je servais d’interlocuteur entre un guide local et des touristes français !

Bien sûr, l’espagnol est une langue relativement facile à apprendre pour un francophone. Mais le plaisir n’en est pas diminué !

 

Un peu de piquant

Plus récemment, je me suis aventuré en Croatie.

Après avoir réservé des vacances là-bas, j’ai décidé de faire connaissance avec la langue de cette magnifique région : le serbo-croate, langue slave parlée dans plusieurs pays et par des dizaines de millions de personnes.

Là, je me suis retrouvé face à plus coriace… Utilisation de déclinaisons, du genre neutre en plus du masculin et du féminin, entre autres. J’ai réalisé que toutes les langues ne s’abordent pas de la même manière.

Résultat : j’ai laissé tomber après ces quelques jours de vacances et je ne m’y suis plus aventuré depuis.

Cela dit, ce petit échec n’a pas pour autant calmé mon envie d’apprendre !

Serbo-croate, je reviendrai!

Mais ma dernière expérience en la matière s’est faite avec le japonais.

Cette fois, j’avais décidé d’ajouter un problème supplémentaire : l’écriture !

Bien qu’encore complètement différente des langues que j’avais déjà commencées à apprendre, je suis arrivé au même résultat : l’abandon par manque d’objectifs, et donc de motivation.

Et après tout ça, me voilà ici, avec vous. Et cette fois, le projet est encore plus fou !

Le défi

Je me lance le challenge suivant :

Atteindre au bout de 26 semaines (six mois) un niveau B2 (cadre européen de référence pour les langues) dans deux langues étrangères encore totalement inconnues. Et j’ai choisi le chinois (mandarin) et l’italien !

Afin de garder la motivation au cours de ce périple, j’écrirai chaque semaine un bilan de ce que j’aurai appris pendant ce laps de temps. Que ce soit des difficultés, des réussites, ou des conseils pour ceux qui voudraient se lancer aussi.

 

Pourquoi se faire autant de mal ?

Pour le plaisir, d’abord! Il y a quelques jours, j’ai réservé sur un coup de tête un voyage en Chine. Je n’avais pas prévu de m’intéresser à cette destination jusqu’à présent. Et comme vous l’avez compris plus haut, ça m’a démangé de me lancer dans l’apprentissage d’une des langues locales ! OK, je suis conscient que je m’attaque à ce qui est sans doute la langue la plus difficile à apprendre pour un francophone.

Mais c’est aussi la plus parlée au monde, et ça c’est intéressant !

Ensuite, l’italien. A croire que le défi du chinois ne me suffit pas, j’ai choisi d’ajouter un peu de piment. L’italien est nettement plus proche du français et je compte m’en servir pour changer mes idées pendant ce défi mandarin.

Je ne sais pas si je suis fou, mais ce dont je suis sûr, c’est que je ne perds rien à essayer !

J’ai vu il y a quelques temps une vidéo sur la chaîne YouTube de Luca Lampariello, un polyglotte reconnu. Il y donnait des conseils pour apprendre efficacement deux langues en même temps. L’une de ces méthodes consiste à choisir deux langues de niveaux de difficulté et d’origine différents.

Ce serait en effet risqué d’apprendre, par exemple, l’espagnol et l’italien en même temps. Elles font parties de la même famille et de nombreux mots de vocabulaire se ressemblent beaucoup.

Et pour ce qui est de la différence de niveau de difficulté, je crois avoir tapé fort !

 

Comment je compte m’y prendre?

J’ai une bonne expérience avec la méthode Assimil. C’est celle que j’ai utilisée pour apprendre les bases de l’espagnol, du serbo-croate et du japonais. Je vais donc me procurer celle-ci pour les deux langues ciblées.

Mais cette fois, je compte la compléter avec deux autres méthodes. L’une, purement audio, sans support écrit : celle de Michel Thomas. J’utiliserai celle-ci pour le chinois. Pour l’italien, je compléterai mon apprentissage avec l’application pour smartphone Duolingo. Je l’avais déjà testée pour compléter mes connaissances en espagnol et j’en ai été très satisfait.

Je ne vais donc pas me concentrer pour le moment sur l’écriture chinoise. La langue parlée me semble déjà assez compliquée et prioritaire pour le voyage que j’ai prévu de réaliser.

J’ose espérer que le fait de cumuler ces méthodes puisse m’aider à avancer plus vite.

Je publierai sur ce blog un article par semaine pour partager cette aventure avec vous, et vous expliquer les obstacles que je rencontre et les enseignements que j’en tire.

 

En résumé

  • 2 langues dont je n’ai aucune notion : le chinois et l’italien. La première est un vrai challenge, la deuxième plus douce à apprendre 🙂
  • 3 méthodes : Assimil pour les deux langues, Duolingo pour l’italien et Michel Thomas pour le chinois. Les deux premières dont je suis sûr de l’efficacité, qui mélangent oral et écrit, et la troisième qui ne se base que sur l’oral.
  • 26 semaines, 26 articles. Problèmes, solutions, réussites, échecs, conseils, j’ai l’intention de vous livrer un bilan de ma progression chaque semaine.

 

Et pour terminer en beauté, j’ai trouvé cette citation de Nelson Mandela :

« Si vous parlez à un homme dans une langue qu’il comprend, cela entre dans sa tête. Si vous lui parlez dans sa langue, cela va droit dans son cœur.»

On se retrouve dans quelques jours pour le premier de la série!

 

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