7 facilités dans l’apprentissage du chinois

Le chinois est perçue comme la langue la plus difficile à apprendre pour un francophone. Et même pour un non-francophone. Je pense que le chinois est vu comme la plus difficile des langues par la plupart des personnes qui ne sont pas originaires d’Asie du sud-est. Bref. C’est pas simple, certes. Mais en apprenant depuis quelques semaines maintenant, je peux faire ressortir certains points qui changent un peu la perception qu’on a de cette langue.

 

Conjugaison

En français, on a l’indicatif, le subjonctif, le conditionnel, l’impératif, l’infinitif et le participe. Au sein de chacun de ces modes, on retrouve les différents temps. Présent, passé, futur. Et ces deux derniers se divisent encore en plusieurs temps différents selon le mode dans lequel le verbe est conjugué. Ainsi, on a des participe présent, subjonctif plus-que-parfait, indicatif imparfait, etc. Ça fait pas mal de combinaisons tout ça! Vingt temps répartis en six modes

Et bien, là où je veux en venir et vous l’aurez sans doute deviné avant d’arriver jusqu’ici, c’est qu’en chinois… Tout ça, ça n’existe pas! “Je mange, tu mangeras, nous mangions, que vous mangeassiez, en chinois c’est “chī” et ça s’arrête là! Il suffit juste de dire quelle personne mange. Wǒ = Je ; Nĭ = Tu ; Tā = il/elle. Et pour le pluriel, on ajoute juste “men”. C’est-à-dire que “nous”, c’est “wǒ men”, “vous” c’est “nĭ men”, et “ils” ou “elles” c’est “Tā men”.

Aussi simple que ça.

Chinois 1 – 0 Français.

Ordre des mots

Pour un francophone, l’ordre des mots dans les phrases en chinois est plutôt simple à comprendre. C’est la même logique qu’en français. Sujet, verbe, complément. On ne trouve pas de surprises de ce côté-là.

“J’aime manger du riz” se dit “Wǒ (je) xĭhuan (aimer) chī (manger) fàn (riz)”.

Du coup, pas de turbulences à ce niveau-là pour un francophone!

 

Déclinaisons

En français, on en est épargné bien que notre langue soit de la même famille que le latin qui en comprenait bien. Et les déclinaisons sont encore très présentes dans les langues vivantes également! Par exemple, à ma connaissance, l’allemand, le serbo-croate, le russe, le turc et bien d’autres. Mais heureusement, le chinois n’en utilise pas! Encore une fois, nous sommes sauvés.

Bon, y a d’autres points moins comiques en chinois aussi. Mais cet article est dédié aux facilités. 🙂

 

Genres

Jusqu’à présent, c’est toujours 1-0 pour le chinois. Car dans les deux points précédents, les deux langues sont à égalité. Mais parlons maintenant de genres. Certaines langues comme l’allemand et le serbo-croate utilisent trois genres différents : le masculin, le féminin, et le neutre. Le néerlandais n’en compte que deux : le neutre et un genre non-neutre. Pas de féminin ou masculin pour les néerlandophones.

En français, nous utilisons deux genres : le masculin et le féminin. Sans parler des mots qui sont masculins au singulier et qui deviennent féminin au pluriel! Le meilleur exemple est l’amour — masculin — et les amours —féminin.

Et devinez quoi? En chinois, il n’y en a pas! Ce qui nous donne une bonne transition vers le point suivant. Mais avant, on peut dire que ça fait 2-0 là.

 

Articles définis et indéfinis

Et bien vous l’aurez deviné, les chinois ne s’encombrent pas non plus avec les articles définis et indéfinis.

Et 1, et 2, et 3-0.

 

Accord de l’adjectif

On a passé de longues heures à l’école à apprendre à accorder les adjectifs. Ça nous paraît naturel aujourd’hui car c’est ancré dans notre mémoire, mais on a réellement fait beaucoup d’exercices pour ça! Les adjectifs s’accordent en genre et en nombre avec le sujet. Cette phrase vous fait remonter des souvenirs, non?

Bon, en dehors du français, il y a encore pire. Les adjectifs peuvent même s’accorder au déclinaisons dans certaines langues! Je ne préfère pas y penser maintenant. Car maintenant, on est en plein dans le chinois, et en chinois, l’accord de l’adjectif n’existe pas!

4-0. Un petit 4-0, mais quand même.

 

Pluriels irréguliers

Un cheval, des chevaux ; un oeil, des yeux ; un oeufs, des oeufs. Pour les oeufs, l’orthographe est logique mais la prononciation change. Quand on y pense, il y a énormément de pluriels irréguliers en français.  Et nous, ça nous paraît normal…

Pendant ce temps en Chine, qu’il soit seul ou qu’ils soient nombreux, “cheval” se dit “mă”. Pas de pluriels irréguliers dans le Pays du Milieu. (Avant, on appelait la Chine l’Empire du Milieu. Mais comme ce n’est plus un empire, je me permets … )

Nous arrivons donc à un score de 5-0.

 

Conclusion

J’ai vanté dans cet article les facilités du chinois par rapport au français car je crois que dans l’apprentissage de n’importe quelle langue, il y a toujours moyen de trouver des “points faibles” qui rendront l’étude plus facile. C’est une question de point de vue, en fait. La langue chinoise comporte évidemment de nombreuses difficultés. Entre les différents tons et les caractères écrits, on pourrait verser quelques gouttes de sueur. Ou quelques larmes pour les plus émotifs. Mais c’est tellement plus simple de l’aborder quand on sait qu’il y a quelques rayons de soleil au milieu de cette jungle!

Pour s’en rendre compte, il suffit de réaliser qu’on a appris le français alors qu’on était encore que de jeunes enfants. Et comme vous l’aurez compris dans cet article, avec un peu de recul on se rend compte qu’apprendre le français, c’est pas comique non plus. Et pourtant, on l’a fait!

Si vous rencontrez des problèmes dans une autre langue, partagez ça dans les commentaires, je serais une fois de plus curieux de savoir. 🙂 Mais avant tout, n’oublions pas de chercher la lumière !

Xièxiè!  再见 !

 

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