2 méthodes importantes pour atteindre un objectif

Quand je commence quelque chose, que ce soit l’apprentissage d’une nouvelle langue ou d’une autre nouvelle compétence, je suis extrêmement motivé. Comme tout le monde, je suppose.
Et comme je suis plutôt curieux, ma super-motivation fait que je trouve le plus de ressources différentes en me fixant un objectif du genre : “Ça y est, je suis prêt. Avec tout ça, dans 3 mois je suis incollable.”

FAUX!

Dans cette phrase, il y a deux erreurs:

  1. Plus j’ai de ressources différentes, mieux je vais apprendre.
  2. Mon objectif est d’être incollable, ce qui est beaucoup trop vague, et la notion d’incollable n’est pas du tout définie.

Et pourtant, c’est comme ça que je m’y prends. Résultat? La perte de motivation et la procrastination. Et si je ne trouve pas le moyen de créer un électrochoc assez puissant, j’abandonne et stocke des regrets dans un coin de ma mémoire. On parle ici principalement d’apprentissage de langues étrangères mais ça se vérifie dans la vie de tous les jours, peu importe les missions qu’on se fixe.

J’ai réalisé certaines choses en visionnant une conférence TEDx de Josh Kaufman, auteur du best-seller “Le Personal MBA”. Le sujet de la conférence était “Comment apprendre n’importe quoi”.

 

Trop de ressources tuent les ressources

Depuis un certain temps maintenant, on a accès à une innombrable quantité de ressources pour apprendre notamment des langues étrangères. Que ce soit via des apps pour smartphones ou des sites internet qui promettent de devenir “fluent” en un certain laps de temps, on en trouve pour tous les goûts.

Du coup, on se procure le plus grand nombre de ressources possible en se disant que cette fois c’est bon, on est armé. Avant de me lancer dans l’étude du chinois, je me suis dit: “C’est une langue difficile, je vais chercher plusieurs moyen de l’apprendre. Je vais l’attaquer de tous les côtés.” Et sans le savoir, j’avais fait ma première erreur.

J’ai commencé avec la méthode Assimil. Je l’avais déjà utilisée pour apprendre l’espagnol et ça m’avait beaucoup aidé. Pour l’espagnol, j’avais suivi la moitié du livre, c’est-à-dire une cinquantaine de leçons, ainsi que l’audio qui les accompagne. Ensuite, je suis parti 2 mois en Amérique centrale et je n’ai pas eu d’autres choix que de pratiquer. Evidemment, ça a été fructueux : à la fin de mon voyage, je jouais au traducteur entre touristes français et guides locaux. Bref, tout ça pour dire que la méthode Assimil m’a servi de rampe de lancement quand j’ai appris l’espagnol. Un demi livre Assimil et son audio, quelques cours d’espagnol au Costa Rica, et la pratique qui est la véritable exposition à la langue.

A ce moment-là, les apps dans ce domaine n’étaient pas encore très présentes. Je pourrais dire : “ça aurait été encore plus facile si j’avais des Duolingo, Memrise ou encore Mondly à disposition à l’époque!” mais ce serait faux de penser ça. Du moins, de mon point de vue et de ma propre expérience (encore maigre, certes).

Tout ça pour dire qu’en dénichant le plus de ressources possible, on ne se rend pas service.  Pour revenir à mon étude du chinois, je viens de réaliser que j’ai utilisé le livre et l’audio Assimil, les apps Memrise, HelloChinese, Duolingo et Mondly, Skritter et une leçon gratuite de la méthode Pimsleur. Ça fait beaucoup.

Avantages :

Le fait d’acquérir différentes ressources permet d’avoir plusieurs angles d’attaque possibles. Tant qu’on arrive à faire une sélection rapidement pour ne garder que ce qui est le plus efficace pour soi, c’est un avantage.

Inconvénients :

En jonglant avec un trop grand nombre de ressources, je me suis rendu compte que j’aurais pu avancer plus vite en me concentrant sur une, deux, voire même trois méthodes à la fois. Mais six, je crois que j’ai un peu exagéré. Après 4 mois, je réalise que j’ai accompli à peine 1 mois de méthode Assimil, et l’équivalent dans les différentes apps. C’est-à-dire qu’en ayant pioché de tous les côtés, finalement, j’ai fait en 4 mois ce que j’aurais pu faire en 1. Pas terrible, donc. Et en agissant de cette façon, on a plus vite tendance à procrastiner. Et à abandonner petit à petit, puisqu’on ne voit pas de résultats concrets.

Selon Josh Kaufman, il faut en apprendre juste assez pour être capable de s’auto-corriger. Il parle de sélectionner 3 à 5 ressources maximum, mais je trouve que 3 c’est déjà amplement suffisant. A chacun de choisir ce qui lui convient le mieux!

 

Décomposer l’objectif final

Pendant mon parcours scolaire, j’ai souvent rencontré le même problème. Je commençais à travailler la veille des examens de fin d’année. Ensuite, au cours de mes études supérieures, j’avais conscience que les matières étaient trop massives pour agir de la même façon. Mais malgré ça, je m’y prenais toujours trop tard. Le fait de m’y mettre en dernière minute m’a causé beaucoup de problèmes. (Cela dit, on peut en tirer certaines forces. J’y reviens plus bas, à la fin de cet article.*) Et je pense que si c’était à refaire, j’aborderais la chose d’une autre manière.

Je pense que le problème vient du fait que l’objectif est trop lointain et trop flou. Déjà, pour y voir plus clair, on a besoin de définir plus précisément un objectif. Mais ce n’est pas tout.

En plus d’avoir besoin d’un objectif spécifique, je pense qu’on a besoin de diviser celui-ci en mini-objectifs. Je ne dis pas qu’il faut abandonner l’idée d’un objectif ultime! Mais pour l’atteindre, on va le décomposer autant que possible en missions spécifiques et mesurables. Par exemple, plutôt que de me contenter de “parler chinois dans 6 mois”, je vais commencer par apprendre à me présenter en 10 phrases d’ici la fin de la semaine. Et pour arriver à ça, je vais apprendre dans les deux prochaines heures* comment saluer dans la langue cible. Un objectif est toujours divisible. Le but est d’être précis et de pouvoir mesurer les résultats petit à petit. Ça entretient la motivation!

Or, quand je me suis lancé le défi d’apprendre le chinois en 6 mois, tout ce que je m’étais fixé, c’était… d’apprendre le chinois en 6 mois. Après 4 mois, j’ai donc accompli l’équivalent d’1 mois de travail. Je pense que si j’avais décomposé cet objectif ultime en plusieurs petits objectifs, l’avancement aurait été plus efficace. Mais je n’aime pas les “j’aurais du/pu…” et les “si j’avais…”. Le passé, c’est le passé.

*Simulation de dernière ligne droite

Il est possible tirer profit du fait d’être un “combattant de la dernière minute”. J’ai appris une technique récemment qui s’avère être assez efficace contre la procrastination. Rien de sorcier, mais la voici. Quand on aborde l’apprentissage d’une compétence – ici on parle de langues mais ça marche avec n’importe quel domaine –, il faut se fixer un laps de temps très limité. Simuler une “deadline”, un délai très court. Par exemple : dans “Aujourd’hui, je suis 2 leçons de chinois, ou je termine un chapitre de tel ou tel livre.”, je remplace “aujourd’hui par “dans deux heures”. Durant ces deux prochaines heures, je donne le maximum. Comme si dans deux heures, l’examen commence. C’est une manière de transformer un moment ordinaire en un rush de dernière minute.

 

Méthodes Assimil dont je parle dans cet article:

 

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